FOOTBALL POPULAIRE – tournoi et rencontre/discussion avec Mickaël Correia – samedi 3 octobre


« UNE HISTOIRE POPULAIRE DU FOOTBALL »
de Mickaël Correia, éditions la Découverte

19h bar + resto
20h30 discussion en présence de l’auteur Mickaël Correia

– Précédé d’un tournoi de football populaire (13h, à l’Ambazada) –

Le football, ou disons le footbuisness, dresse aujourd’hui un portrait peu attirant. La liste des dérives est longue et aboutis à une cassures avec les contours historiques d’un sport populaire par excellence. En ce sens qu’en tant que phénomène social il intègre des dimension qui dépassent le simple domaine sportif. Son histoire a épousé l’évolution du capitalisme comme celle du monde ouvrier, et témoigne qu’il a constitué un puissant instrument d’émancipation pour les ouvriers, les féministes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires. Il a ainsi accompagné bon nombre de luttes sociales, en lien avec un sens du jeu collectif et offensif.
Ce livre raconte une autre histoire du ballon rond à travers le monde, ainsi que l’histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale. On comprendra ainsi comment l’opposition du FC Barcelone au régime dictatorial de Franco est devenu un modèle pour la résistance palestinienne, et toutes les contradictions que cela peut impliquer aujourd’hui. On découvrira comment le dribble a pu devenir l’arme du pauvre pour esquiver le racisme dans le brésil des années
20. Ou encore comment les ultras du club d’Al-Ahly ont joué un rôle central dans le mouvement révolutionnaire égyptien lors des printemps arabes de 2011. En proposant une histoire « par en bas » Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.

version pdf ici

Nation.s – présentation du film de Florent Tillon et Hélène Magne – samedi 19 septembre à 20h

Présentation du documentaire ‘NATION.S’
en présence des réalisateurs et d’amis kanaks

« le monde est une Zone à Défendre »
Slogan coutumier Kanak

Le documentaire NATION.S, tourné en Nouvelle Calédonie par Florent Tillon et Hélène Magne lors du premier référendum de 2018, s’intéresse particulièrement aux collectifs autochtones coutumiers traditionnels Kanak, trop souvent marginalisés dans les médias locaux ou internationaux.

Ceux que l’on appelle les indépendantistes « coutumiers » sont en réalité très nombreux en Nouvelle Calédonie, mais leurs démarches et leurs actions ne sont pas réellement reconnues. Ils sont en faveur de l’indépendance du pays, mais demandent l’application de la coutume comme système social, et non celui de la politique. Car la politique est, selon eux, un appareil coloniale impliquant constamment des rapports de force qui divisent et affaiblissent le peuple kanak. Florent et Hélène auront ainsi passés 3 mois en compagnie de collectifs claniques bloquant des mines, des juristes animistes semant la pagaille au palais de justice, des révolutionnaires faisant sécession dans le plus grand secret, et même ceux du Vanuatu jamais très loin, bref, tous ceux que l’on appelle là-bas les « indépendantistes coutumiers traditionnels », désirant donc rompre avec la politique. C’est ainsi au beau milieu d’une élection référendaire aux enjeux industriels énormes que le film glissera des meetings urbains aux espaces coutumiers, tribu, occupations de mines, actions politiques, sans oublier au passage de faire rire ou d’émouvoir.

Les enjeux qui traversent actuellement la Nouvelle Calédonie sont au cœur des débats sur la décolonisation, sur le racisme ou le racialisme, la question de l’identité d’une forme de vie contre une autre, sur les droits autochtones bafoués mais pourtant parfois si efficaces contre certains projets miniers ou urbains. Le droit coutumier Kanak pourrait se résumer comme un droit de la « terre » : dans la coutume aucune terre ne saurait être vendue car la terre n’a pas de prix, et c’est bien cela qu’ils comptent défendre.

L’évacuation de la ZAD de NDDL se produisait alors que les cinéastes filmaient Emmanuel Macron en visite sur l’Ile. La ZAD, Emmanuel Macron et la contestation, les blacks blocks, traversent également le film, et sont commentés par les Kanak, admirateurs de la ZAD, comme du Larzac en son temps.

Nous comptons projeter ce film tout le mois de septembre et d’octobre, afin d’être dans l’actualité du second referendum d’octobre 2020, en collaboration avec des cercles politisés kanak vivant en France, étudiants, travailleurs, militants. Les Kanak seront présents dans les projections autant qu’il se pourra, afin de discuter ensemble à quel point la colonisation n’est pas que politique mais bien un phénomène anthropologique. En gros : que reste-t-il du colon dans l’esprit de chaque français, y compris militant ?

Vous pouvez voir la bande annonce du film ici :
https://vimeo.com/342704806

On n’est pas DUP – Témoignages et récit de la lutte contre la centrale nucléaire du Pellerin

L’ouvrage On n’est pas DUP – Témoignages et récit de la lutte contre la centrale nucléaire du Pellerin relate le combat victorieux contre un projet de centrale à une vingtaine de kilomètres de Nantes, de 1976 à 1983, avant que celui-ci soit déplacé sur le site du Carnet.

Le livre retrace chronologiquement les étapes de cette lutte, met en avant les paroles de celles et ceux qui y ont participé et donne à voir certains documents d’archive de l’époque. Il restitue une résistance méconnue et permet de mieux comprendre le terreau de lutte sur lequel ont fleuri notamment l’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et celle très actuelle face aux divers projets industriels dans l’estuaire, que ce soit au Carnet ou à Donges.

Extraits :

Daniel, menuisier à Cheix-en-Retz :
« L’abandon du projet n’est pas venu parce qu’on a changé de président, c’est pas vrai. A mon avis c’est un tout, la lutte sur le terrain c’était important, il y avait beaucoup de monde, c’est ça qui nous a fait gagner. »

Emile, agriculteur au Pellerin :
« Quand le Sous-préfet a amené le registre à la mairie du Pellerin, avec les gendarmes, nous on les attendait. On était dans la cour du boucher en face de la mairie. On y avait rentré un tonneau à lisier plein de lisier, et quand ils sont passés … on les a arrosé, la chemise blanche était pleine de purin, le registre aussi. Un gendarme a voulu regarder ce qui se passait dans la cour… il a reçu un jet de purin ! Ils ont quand même mis le registre dans une mairie annexe. »

 

Le livre est disponible :

-A Nantes : dans les librairies Vent d’Ouest, Durance, Coiffard, et du Hangar à bananes.

-Sur la zad : à la Rolandière et aux Fosses-Noires.

-Très bientôt au Pellerin !

-Bientôt à St Nazaire, nous vous tenons au courant.

-Bientôt à Bure.

-Sur commande, en s’adressant à : luttepellerin@riseup.net

 

Présentations du livre :

-à Bure mardi 6 octobre 2020

-au Taslu dans l’automne

-au Pellerin prochainement !

 

Pour toute information : luttepellerin@riseup.net

Causerie autour le l’ouvrage ‘La révolte de la psychiatrie’ – vendredi 26 juin à 20h au Taslu

 

Causerie autour le l’ouvrage La révolte de la psychiatrie avec les auteurs

En 2018, les soignants et les patients du secteur hospitalier psychiatrique menaient une lutte en faveur de « moyens humains pour des soins humains » contre la rationalisation gestionnaires ravageuses. Laissant derrière elle l’ esprit de la psychiatrie de secteur se voulant dans une continuité de soin au cœur même de la cité, la neuropsychiatrie a imposé son œuvre au travers du prisme santémentaliste, soignant le cerveau et ses troubles plutôt que l’humain.

Pourtant, la riposte s’organise. Un archipel de lieux et de liens invente un contre-pouvoir au sein de l’institution psychiatrique : Club thérapeutiques, collectif de patients, semaine de la folie ordinaire…des alternatives au cœur d’un système se voulant hégémonique, inspiré de la psychothérapie institutionnelle et de pratiques plurielles.

Le confinement ne passera pas sous silence cet ouvrage bruyant et par cet événement, nous vous invitons à prendre part au tissage de cet archipel en faveur du soin et de la rencontre.

Événement organisé par la Bibliothèque du Taslu et le Collectif d’à-coté(s), acteurs.trices du lien social.

Dimanche 14 juin – grande braderie-goûter au Taslu

Comme nous sommes impatients et joyeux de vous retrouver après ce dur moment où le contact était devenu chose à risque, nous vous invitons à une GRANDE BRADERIE GOÛTER DIMANCHE 14 JUIN PROCHAIN DE 16H À 19H.

La période du confinement a été en effet l’occasion pour nous de trier et « désherber » le Taslu : nous avons ainsi mis en rayon de nouveaux livres qui n’attendaient que ça mais aussi mis de côté plusieurs ouvrages en double ou qui ne rentrent pas dans nos choix thématiques de la bibliothèque mais qui pensons-nous peuvent faire quand même la joie de certains lecteurs. Ils seront ainsi proposés à prix libre et agrémentés de bouteilles de jus de fruits frais, de muscadet ou de quatre-quarts, que tout un chacun aura peut-être apporté également dans son sac. Et si vous avez envie de faire dons au Taslu de livres que le confinement vous aura permis de découvrir, n’hésitez pas à nous les apporter lors de cette journée.

info Coronavirus

Nous sommes évidemment obligés d’annuler nos prochains événements, mais nous aurons collectivement du temps pour repenser l’état du monde, les sorties de quarantaine et du capitalisme. C’est le moment de venir chercher de quoi lire a la permanence de la bibliothèque du Taslu !

Tous les dimanches de 15h à 19h

!!! Évenement reportée à Novembre 2020 !

Mardi 17 mars à l’Ambazada
à 20h30
Concert-projection-performance-théâtre brut
avec Cratères lunaires et Scherzo di porto Alang

// Cratères lunaires
André Robillard & Alexis Forestier

https://lesendimanches.fr/satellites/crateres-lunaires-le-meme-systeme/

Œuvres emblématiques de l’art brut, les fusils d’André Robillard ont fait le tour du monde, tandis que ses engins spatiaux et autres spoutniks sont en orbite. L’imaginaire qu’il a développé autour du cosmos est au cœur de ces Cratères lunaires qui révèlent sa face cachée de musicien. Sa facette de musicien est moins connue du public. Un disque sublime Changer la vie (Le Dernier Cri / In Poly Sons) paru en 2002 fait l’effet d’une bombe dans les milieux de la musique expérimentale DIY et décalée. Quelques années plus tard, avec la rencontre de la compagnie Les Endimanchés, ces deux univers visuels et sonores vont se télescoper sur scène et se mélanger à merveille aux facéties post-théâtrale d’Alexis Forestier et de sa troupe déglinguée. Musicien punk au début des années 80, il se passionne vite pour l’écriture scénique et monte sa compagnie pour produire des spectacles puisant tour à tour dans l’écriture poétique, la citation musicale, la performance théâtrale et l’opéra. Avec Cratères Lunaires, il crée une performance sonore où se déploie la voix d’André Robillard. Dans un facétieux dialogue musical et visuel peuvent alors défiler des chansons allemandes ou auvergnates, de la musique populaire malmenée ou des situations scéniques absurdes prenant pour prétexte l’exploration de la Lune, la conquête spatiale et toutes les formes de vie interplanétaires chères à André Robillard.

// Scherzo di porto Alang

http://emilienleroy.com/index.php/sonata-di-porto

Depuis 2010, Emilien Leroy, réalise son projet Sonata di porto dans lequel il enregistre et il filme des zones portuaires pour en composer des pièces sonores , des films et des performance video-sonores. Lisboa – Gdansk- Saint-Nazaire – Annaba – Istanbul – Hamburg – Dakar- Aliaga- Alang

Début 2019, Emilien Leroy et Caroline Beuret partent filmer et enregistrer les chantiers de démolition navale d’Alang , en Inde . A partir de cette matière, ils construisent ensemble Scherzo di porto Alang : performance vidéo-sonore de 40mn.

Alang, c’est le plus grand cimetière d’épaves au monde. Une gigantesque zone industrielle crasseuse où plus de 300 cargos  et structures flottantes issus des quatre coins de la planète viennent chaque année finir leur vie. Situé au Gujarat, sur la côte Ouest de l’Inde, Alang est le symbole du peu de scrupules qu’ont les pays développés à larguer leurs déchets, y compris toxiques, dans les pays du tiers-monde.

Alang c’est aussi une armée d’ouvriers qui désossent à la main aidés de quelques grues, et font repartir les pièces de bateaux morts sur le continent indien. L’opéra d’Alang shipbreakingyard  nous emmène sur ces plages noircies, dans ses carcasses qui touchent le ciel et nous arrime aux gestes et rythmes de la désagrégation de ces monuments du capitalisme globalisé.

entrée à prix libre

 

Février 2020

    Dimanche 16 février à 15h
au Taslu
Retour sur les révoltes des paysans-travailleurs en Loire-Atlantique après 1968

– avec deux acteurs de ce mouvement,
Joseph Potiron, paysan et syndicaliste, et Olivier Tric, architecte et cinéaste.

– projection du film « le labour d’Orvault », où un flotte de tracteur investit brusquement le champ situé devant la ferme de M. Babin, cumulard notoire et amateur de tir de carabine.

Contestation de l’ordre social et rural, occupation de terres contre les « cumulards », « guerre du lait », solidarité avec les luttes ouvrières, accueil d’étudiants révolutionnaires dans certaines fermes… la Loire-Atlantique a été durablement marquée par les mouvements paysans-travailleurs. La zad, entre autre, en a hérité. Nous reviendrons l’après-midi du 16 février au Taslu sur ce fil historique avec le témoignage d’Olivier et Joseph, acteurs du mouvement. Nous invitons celles et ceux qui le souhaitent à venir compléter leurs récits.

    Mardi 18 février à 20h
à l’Ambazada
Projection du film Une nouvelle ère en présence du réalisateur et de la scénariste

    Samedi 22 février à 18h
au Taslu
Présentation du livre Carnet de bergères par ses auteures Violaine Steinmann et Marion Poinssot, toutes deux bergères.