Le Taslu refait son toit, son phare > une année de chantier !

La bibliothèque du Taslu fête ses 10 ans en 2026. Installée initialement dans la transfu, cabane construite par le comité de soutien île-de-France, puis elle déménagea en 2017 dans les combles rénovés au dessus de l’accueil de la Rolandière. Cet hiver là alors que Valls désigait la zad comme kiste de la république, un phare était en chantier pour défaire les prédictions gouvernementales de la venue d’une tour de contrôle au nord de la forêt de Rohanne. Une passerelle le relie aujourd’hui à la bibliothéque.

Depuis janvier 2025, aprés 7 ans de négociation, le fond de Dotation la Terre en commun est propriétaire du bout de longère qui heberge la bibliothèque du Taslu, seulement le toit est en trés mauvais état. Si nous avions mis des bâches il y a 2 ans, il est désormais temps de lancer ce printemps (2026) les chantiers de rénovation du toit du batiment et du sol du phare.

Nous allons donc devoir plier les rayons de la bibliothèque pour une année de chantier.

Pour cela nous vous invitons à une grande journée de rangement, le vendredi 13 mars de 10h à la nuit. Au programme, braderie de livres (jusqu’à 15h), rangement de rayons, et veillée le soir pour se raconter des histoires. Le midi on partagera nos pique-nique tiré du sac.

Nous allons aussi profiter de cette année de chantier pour réfléchir aux usages de ce lieux qui sera bientôt au sec.

On vous invite dors et déjà à noter quelques dates
> le 13 mars 2026 pour ranger les rayons
> le 30 mai pour une fête des 10 ans de la Rolandière
> le 31 mai pour les Portes Grandes Ouvertes de la Zad

Et le 1 er avril 2027 pour les 10ans du Phare et on l’éspère la fin du chantier;

Pour rester informer de ce qu’il se passe sur la zad. Rendez vous sur zadforever.blog


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🙌*VENDREDI 13 MARS De 10h à la nuit MUTATION DU TASLU

Invitation à ce moment pour que les livres quittent leurs rayons, afin de rayonner ailleurs. Braderie, mise en cartons, rangement. Pique-nique tiré du sac le midi, puis veillée dans le Taslu vide pour se raconter des histoires, et nos liens à cette bibliothèque du mouvement.
Venez nombreux•ses!!!

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Au possible, merci de nous dire si vous venez en écrivant ici : letaslu@riseup.net

Mercredi 17/04/24 – Célia Izoard présente ‘La ruée minière au XXIieme siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition’

Le mercredi 17 avril à 18h30
le Taslu accueil Célia Izoard pour son nouveau livre ; La ruée minière au XXiéme siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition
C’est une analyse de la géopolitique, où pour la transition  » il faudrait produire en vingt ans autant de métaux qu’on en a extrait au cours de toute l’histoire de l’humanité.
La discussion sera aussi l’occasion d’évoquer les luttes contre les carrières en Loire Atlantique, de Saint Colomban, à Grand Auverné en passant par Tahun.
On peut retrouver des extraits de l’ouvrage dans les bonnes feuilles de la revue Terrestres
https://www.terrestres.org/2024/01/11/la-ruee-miniere-au-xxie-siecle/
Une petite soupe de printemps prix libre sera servit !

 

Terre et Liberté d’Aurélien Berlan – lundi 21 mars, 20h

Présentation de Terre et liberté d’Aurélien Berlan
en présence de l’auteur

Aurélien Berlan, philosophe-paysan du Tarn, nous rendra visite le 21 mars pour présenter Terre et liberté, son dernier ouvrage revigorant paru aux éditions La Lenteur, qui défend l’autonomie matérielle et politique contre l’idéal libéral de liberté.

Être libre dans la modernité occidentale a pris le sens bourgeois d’être délivré des nécessités matérielles et politiques, c’est-à-dire faire reposer ces tâches sur d’autres. L’exploitation de ces autres (les esclaves, les femmes, les travailleurs manuels) et de la nature est la condition de cette liberté : on fait faire les basse tâches aux autres, on fuit notre condition terrestre. On est devenu collectivement et individuellement dépendant d’un système industrialo-capitaliste qui sape à terme les conditions de vie de la plupart des êtres vivants.

Une autre conception de la liberté est possible, celle de l’autonomie matérielle et locale : se réapproprier les moyens communaux de production afin de prendre en charge de manière collective et égalitaire nos besoins de base. Ne pas être hors-sol ni hors-social. Renouer avec les pratiques de subsistance contre la dépendance au supermarché industriel de l’économie globalisée, se concevoir interdépendants contre le fantasme de l’individu délié de ce qui l’entoure.

Aurélien Berlan redonne avec ses mots de la force et de l’entrain dans l’époque à tout·es celles et ceux qui, à la zad comme ailleurs, tentent de tenir dans la durée des formes d’organisation autonomes.

A la bibliothèque du Taslu, lundi 21 mars à 20h. Sous la protection du phare de la Rolandière, le long de la D81, à Notre-Dame-des-Landes !

ABOLIR LA POLICE – vendredi 8 octobre, 17h30

Présentation du livre par le collectif Matsuda, ateliers pour imaginer des mondes sans police, partage d’histoires, auberge espagnole.

« Abolish and Defund the Police » – abolir la police et couper ses financements : ces mots d’ordre ont nourri la vague de contestations inédite qui s’est emparé des Etats-Unis après le meurtre de George Floyd par la police en mai 2020. Le mouvement abolitionniste qui plonge ses racines dans les mouvements de libération afro-américain – des luttes contre l’esclavage et la ségrégation aux mouvements Black Lives Matter – vise autant à exposer le rôle social et racial de la prison et à dénoncer les violences policières qu’à critiquer l’ensemble du système pénal.

Seulement, appeler à ce qu’il n’y ait plus de système policier ne peut se faire sans imaginer à quoi pourrait ressembler un monde sans police et se pencher sur les conditions dans lesquelles les gens estiment que la police est la seule ou la meilleure option pour répondre aux problèmes graves qu’ils rencontrent. Le collectif Matsuda a fait un travail remarquable en retraçant les racines du mouvement abolitionniste, son surgissement et sa diffusion ample pendant le soulèvement George Floyd, et en réunissant des textes qui livrent des expériences concrètes sur la fabrique de solutions collectives pour se passer de police, de tribunaux et de prisons. Comment avoir prise sur les situations les plus douloureuses et les plus complexes ? Les expérimentations les plus poussées en la matière viennent de groupes féministes et LGBTQI+ qui s’attellent aux violences de genre et aux agressions sexuelles.

Les ateliers qui suivront la présentation du livre visent à rejouer des situations imaginaires ou vécues problématiques pour se proposer mutuellement des solutions pour en sortir, en s’appuyant sur les ressources mobilisables par la communauté. Puisque l’abolition c’est aussi ça : renforcer nos capacités et nos ressources pour des systèmes alternatifs de prévention, de traitement et de réponse aux préjudices et aux torts commis.

Enfin, on se partagera des histoires autour de cette pratique quotidienne de recherche qu’est l’abolition de la police, ardue à construire, parfois décourageante et avec laquelle nous avançons à tâtons. Ce sera peut-être aussi l’occasion de se replonger dans l’histoire dense, et parsemée d’écueils, de prise en charge de conflits et d’auto-défense collectives sur la zad ; ou encore de s’interroger ensemble sur ce que nous pensons depuis notre expérience de ce slogan abolitionniste américain : « Strong communities make police obsolete ».

Nous vous proposons de venir à 17h30 au Taslu vendredi 8 octobre, pour que nous ayons le temps d’échanger sur ces questions qui nous animent fortement. Un concert à la Wardine sera programmé à partir de 21h30. Amenez de quoi partager à manger !