Le Samedi 9 juin à 18h « Nous étions debout et nous ne le savions pas » par Catherine Zambon

Un jour, on se lève. On a 20 ans. On en a 50 ou 70 peu importe. On décide ce jour-là d’aller en rejoindre d’autres. Ceux qui s’assemblent. On devient l’un des leurs. Une heure. Ou 30 ans. Cela fera de soi un sympathisant. Voire un opposant. Certains diront : un résistant. Projet d’aéroport, usines à vaches ou à porcs, enfouissements de déchets hautement radioactifs… Ce texte rend hommage aux femmes et hommes qui s’engagent dans ces combats. Ecrit avec l’aide du CNL (bourse de création) et le soutien de La Chartreuse-Les-Avignon (CNES).

Catherine Zambon est actrice, metteure en scène et auteure de théâtre depuis plus de 30 ans. Tous ces textes sont édités. Elle est, entre autres lieux de résistances, venue à NDDL pour écrire : Nous étions debout et nous ne le savions pas. Son site : www.catherinezambon.com

Le jeudi 7 juin à 14h, intervention d’Arturo Escobar à propos des luttes territoriales indigènes et afro-descendantes en Colombie et des pensées du politique qui en émergent.

Les avancées récentes de l’anthropologie l’ont amplement démontré : la partition nature/culture qui fonde la modernité occidentale n’est pas la seule façon d’être au monde. Encore moins la forme ultime de la civilisation. Dès lors, le projet émancipateur ne saurait se limiter à « changer le monde »: il s’agit aujourd’hui de changer de monde.

Des mouvements indigènes et afro-descendants d’Amérique du Sud aux Zad du Nord, les conflits politiques renvoient à des visions divergentes quant à la composition du monde et aux façons d’en prendre soin. Que nous apprennent les luttes territoriales de cette dimension ontologique de la politique ?

Arturo Escobar est professeur d’anthropologie à l’université de North Carolina aux États-Unis. Il est mondialement connu pour sa critique du développement et son compagnonnage avec les luttes indigènes et afro-descendantes en Colombie. Son intervention sera accompagnée de lectures de son dernier livre, Sentir-penser avec la Terre. L’écologie au-delà de l’Occident (Seuil, 2018).

Concours d’outrage aux forces de l’ordre dimanche 20 mai

Jeudi 17 mai 2018 aux environs de la Hulotte, une habitante de la zad invective un Garde Mobile, « Mais tu n’as donc aucune valeur, aucun rêve ? » Une fois n’est pas coutume, celui-ci s’enhardit à répondre : « Mais si, moi mon héros c’est le type tout seul qui fait face aux chars sur la place Tian’anmen. »
– Et toi tu crois pas que tu serais plutôt le gars qui conduit le char ?
– Ben non, je suis pas Chinois. »

Entre une destruction de cabane et quelques tirs de grenades, la bêtise des réparties de bidasses nous ferait presque sourire. L’humour n’est pas leur plus grand talent, nous continuons sur ce plan-là à les surpasser largement. Néanmoins, nous constatons malheureusement que depuis début avril nos invectives à leur encontre ont du mal à se renouveler, ayant ce faisant tendance à devenir rapidement banales.
L’occupation policière semblant s’installer durablement devant nos lieux de vie, nous nous devons d’élever le niveau de nos outrages à la force publique. Dans le cadre de la journée « zad vitam aeternam », le Taslu en appelle donc une nouvelle fois aux troupes de l’imaginaire pour participer à un grand concours d’insultes, de blagues, de textes désobligeants et de chansons ridiculisant les gendarmes. Un jury composé de blagues-blocs de différents pays européens sera en charge de
départager les candidats. On vous attend avec vos meilleures insultes, vos textes les plus acerbes et vos coups bas littéraires. Car s’il est vrai que nous sommes la nature qui se défend, nous sommes tout autant une culture qui s’édifie.

Ce dimanche 22 avril, à 14h, le Taslu appelle les troupes de l’imaginaire à se mobiliser

Nous lirons ensemble face à ceux qui nous menacent, et érigerons des barricades de mots pour que le courage des insurrections passées, poétiques ou romanesques, nous donne de l’allant dans les batailles à venir.

Depuis 2012, nous prédisions que si l’État voulait derechef tenter de mater la zad, il reviendrait avec l’armée. Nous ne nous trompions pas. C’est bien une opération militaire qui a cours depuis le 9 avril, avec ses colonnes de blindés et de camions bâchés, avec ses grenades, ses drones, ses troupes. Au milieu du bocage à peine paré de printemps, nous voici sous les feux du gouvernement. Nos nuits sont ponctuées par le passage des hélicoptères éclairant nos lits de leurs spots, des signaux d’alarme provenant d’un quartier qu’ils attaquent, des appels de nos voisins au talkie-walkie. Ils ont amené dans nos vies leur guerre, pensant réduire à néant ce que nous vivons ici comme ils le feraient d’une armée étrangère. Mais voilà, malgré les destructions, malgré la violence inouïe de leurs armes, nous ne plions pas. En place de la débandade qu’ils prévoyaient, ce sont au contraire des milliers de personnes qu’ils voient affluer. Car on ne met pas les tanks face à la foule sans convoquer l’imaginaire des grandes résistances populaires : du printemps de Prague à la place Tian’anmen. Toujours les puissants sous-estiment le courage des populations. Leur pensée martiale ne conçoit guère la force d’une émotion partagée, c’est pourquoi ils ratent l’essentiel : leur présence même a déclenché ici une puissance qui ne cesse désormais de s’accroître. Et évidemment, la seule réponse qu’un militaire peut avoir dans ce cas est le redoublement du feu, la menace d’une guerre totale.

Ainsi, si vendredi dernier la préfète a annoncé dix jours de trêve des destructions, ce n’est finalement que pour mieux mettre sous la gorge du mouvement son « formulaire de déclaration de projet agricole individuel ». Nous aurions, chacun, jusqu’au 23 avril pour le signer, sans quoi ce qui est encore debout à la zad serait balayé par les bulldozers. L’État refuse jusqu’ici catégoriquement le projet collectif que le mouvement propose. Il semble même que le simple mot « collectif » le fasse ruer dans les brancards et sortir ses chars d’assaut. Une allergie finalement compréhensible en ces temps où chaque espace doit avoir sa fonction, chaque individu sa tâche définie, tout et tous étant bien séparés les uns des autres. La campagne, c’est fait pour l’agriculture et puis c’est tout. Les livres, les concerts, les débats, on les trouve à la ville, voilà. Qu’un coin de campagne ait développé un tel entrelacement de liens et d’activités, sans avoir cure de mettre entre eux les barrières des classifications, quel scandale ! Que tous ici soient un peu paysans, un peu artisans, un peu poètes, un peu barricadiers, sans destin univoque, quel fouillis ! L’ordre républicain dont ils se réclament est aussi celui qui consiste à ranger la maison pour mieux la contrôler, quitte à n’y entretenir que la tristesse et l’ennui. Il se trouve qu’à la bibliothèque du Taslu, il nous sied de cultiver un certain désordre. Il y a de la poésie dans la politique et les bandes dessinées philosophent. Et comble de l’horreur, nous n’avons aucun projet agricole, encore moins « individuel ». Que signifierait d’ailleurs une bibliothèque individuelle ? Nous ne convoitons aucune parcelle, ne pouvons nous enorgueillir d’aucun diplôme agricole, et n’avons aucune production à vendre. Les nourritures spirituelles ne se quantifient pas, semble-t-il, à l’étalon des exigences étatiques. Nous sommes donc, comme tant d’autres ici, menacés de voir les blindés confluer vers nous dès la semaine prochaine. Car en l’absence de toute sortie de crise crédible pour le territoire de la zad, tout nous laisse à penser qu’ils vont venir finir leur sale boulot et entamer une seconde vague de destructions encore plus massives.

Nous avons dimanche dernier déterré les bâtons du talus où nous les avions plantés le 8 octobre 2016. Ce jour-là, des milliers d’entre vous avaient également apporté un livre à la bibliothèque. Dimanche 22 avril, nous demandons donc à toutes celles et ceux qui depuis un an et demi ont fréquenté le Taslu, y sont intervenus ou voulaient y intervenir, de converger à 14 heures à la Rolandière. Nous y lèverons une armée d’un tout autre genre : les troupes de l’imaginaire. Dans votre paquetage, avec le sérum physiologique vous embarquerez un court extrait de texte parlant de résistance. Nous les lirons ensemble face à ceux qui nous menacent, et érigerons des barricades de mots pour que le courage des insurrections passées, poétiques ou romanesques, nous donne de l’allant dans les batailles à venir.

Ensemble nous sauverons le Taslu, ensemble nous sauverons la zad.

Pour faciliter l’organisation de la journée, merci de nous communiquer votre présence ainsi que l’extrait que vous souhaiterez lire à l’adresse : letaslu@riseup.net

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DIMANCHE 1er AVRIL

Pour le premier anniversaire du phare-bibliothèque :

Grand comice Culturel de la Rolandière

« Ceux qui n’auront pas la qualité d’agriculteur reconnue par la loi avec un projet agricole régularisé n’ont pas vocation à rester. »

Sébastien Lecornu, 21 mars

Pour fêter ensemble cet anniversaire et conjurer les menaces du gouvernement, le premier comice culturel de la Rolandière sera placé sous l’égide d’une grande opération d’agricolisation du Taslu. En effet, puisque la bibliothèque fait partie des nombreuses activités scandaleusement non-agricoles de la zad, elle souhaite se restructurer entièrement afin de répondre aux vœux du sous-secrétaire à l’Écologie. Nous avons donc convoqué la crème des experts en agri-washing pour qu’ils présentent les différentes manières de transformer une banale bibliothèque en outil de production agricole raisonné.

16h : Goûter, ouverture des stands, et démonstration des toutes dernières techniques de rayonnage agronomique

– La plantation de poèmes biodynamiques sur talus par René Charrue

– 50 nuances d’engrais, les secrets d’un gros rendement E.L. Jamessa

– L’élevage du lapin de Gibraltar par Marguerite Du Rable

– Nourrir avec le verbe : de la friche à la diète, par Jean Genet

– La fermentation lexicale chez les indiens Guayaki par Claude Leby-Strot

17 h : Grande chasse de PAC aux policiers embusqués

Finie l’époque des œufs chocolatés dans les fourrés, les temps sont durs, on ne trouve plus alentour que des policiers embusqués : Coben, Connelly, Vargas, Pouy… ils sont tous là. Qui les débusquera, les prendra chez soi !

18h : Présentation de la semaine de chantier à venir, ouverture du bar et du bourreau d’embauche

Dimanche la trêve hivernale aura pris fin, c’est le retour de risques qui ne tiennent pas de la blague.

Une menace dont nous ne connaissons ni la forme ni les limites. Se retrouver autour d’un verre dans ces moments incertains nous redonnera assurément des forces ! Venez nombreux.

Qu’est ce que le Taslu ?

Intro

Il y a toujours eu des livres à la zad, dans les cabanes, les fermes, les maisons, dans un bus et même sur les barricades. Ils sont une part essentielle de toute lutte comme de tout territoire habité, dont ils concourent à étendre et enrichir les imaginaires et l’intelligence. Emplis de cette certitude, nous étions une dizaine de personnes habitant aux quatre coins de la zone à nous être retrouvées début août 2016 avec la velléité de construire une bibliothèque. Nous l’avions alors baptisée le Taslu.

Le Taslu s’est d’abord installé dans une charmante cabane la Transfu, construite avec mille palettes par le comité Île de France, au fond du jardin de la Rolandière. Assez vite elle a voulu s’agrandir, elle a voulu prendre de la hauteur ! Quelques mois plus tard donc, au printemps 2017, elle a déménagé, grâce à l’aide de centaines de mains formant une chaîne humaine, en haut de l’étable de la Rolandière. Elle s’est ainsi rapproché d’un grand œuvre collectif, le phare, et du point d’accueil et d’information. Le 1er avril 2017, la bibliothèque-phare, a été inaugurée, et sert depuis comme espace où l’on peut se faire bercer, regarder l’horizon, ou se plonger dans les imaginaires suscités par près de 5000 ouvrages.

Évolution du fonds

Un premier fonds a été apporté par des membres de la bibliothèque dès son ouverture. Il a rapidement été étoffé par des milliers d’autres livres. Très vite, des dons nous sont parvenus, de voisins, d’amis et de camarades de lutte, de maison d’édition, de bouquinistes… Et tout particulièrement par des milliers de personnes venues lors d’un rassemblement le 8 octobre 2016, à l’occasion duquel nous avions incité les gens à venir avec ‘un bâton dans une main’ pour montrer leur détermination à défendre la zad, et ‘un livre dans l’autre’, dédicacé par les donateurs généreux, pour contribuer à la construction du Taslu.

Cette dynamique ne s’est pas arrêtée depuis, nous continuons à recevoir des centaines de livres et nous remercions vivement toutes celles et ceux qui permettent ainsi au Taslu d’être à l’image des luttes que nous menons ici ou ailleurs, de toutes leurs richesses, leurs variations et intelligences.

Rayonnages

Si vous montez les escaliers en chêne de l’espace accueil, et entrez dans la bibliothèque, vous tombez nez à nez avec le Monde paysan, vos yeux glissent sur des Territoires en bataille (la ZAD et les luttes passées en Loire-Atlantique et en Bretagne, le Pays Basque, la Palestine, le Chiapas, et bien d’autres), ils rencontrent des Fragments du passé, tels la Commune de 1871, Mai 68 ou la Révolution Espagnole, mais aussi quantité de livres sur l’histoire du mouvement ouvrier, les questions coloniales ou les mouvement altermondialistes.

En face des Fragments du passé vous trouvez le rayonnage Penser le présent : des ouvrages liés aux thématiques actuelles, d’essais politiques récents sur l’écologie, en passant par les questions de migration et d’exil ou encore les luttes de femmes.

Comme toute bibliothèque, le Taslu ne manque pas d’une bonne sélection de romans, de poésie, de polars, des livres de théâtre, cinéma ou arts plastiques, des BD et des revues actuelles.

Dans un endroit comme la zad, où la pensée s’accompagne toujours du geste, il nous paraissait indispensable d’avoir de nombreux livres pratiques, traitant du soin et du corps aussi bien que de la construction en bois, des cultures et du jardinage, de la cuisine,… Certaines groupes d’activités sur la zad ont même leur étagère attribuée, comme un espace de partage pour leurs membres, comme le groupe qui travaille autour du bois « Abrakadabois ».

Ces thématiques se sont dessinées et se dessineront selon les passions de celles et ceux qui s’impliquent dans le fonctionnement du Taslu. Plus nous sommes nombreuses et nombreux à y prendre part, plus cette bibliothèque grandit, ressemble à la zad et aux questions qui la traversent.

Ce fonds peut être alimenté de deux manières : soit en donnant, soit en prêtant des livres (ils sont alors marqués et restitués à leur propriétaire quand celui-ci les réclamera). Il est possible de déposer des ouvrages lors des permanences, de les envoyer par la poste (Le Taslu c/o La Rolandière, 44130 Notre-Dame-Des-Landes) ou de nous contacter par mail si vous préférez que nous venions les chercher. Comme toute bibliothèque tire son sens du choix des ouvrages qui y sont présentés et que nous sommes fort limités en place, nous ne retenons pas tous les livres et nous vous invitons donc à sélectionner ceux qui, pour vous, apporteront quelque chose à cet espace.

Tous les livres présents au Taslu sont aujourd’hui catalogués dans le logiciel PMB, dont la base de données est accessible ici (lien).

Permanences & fonctionnement

Durant les permanences qui se tiennent tous les dimanches de 15h à 19h, les ouvrages sont accessibles à toutes et tous. Aujourd’hui nous sommes une dizaine, habitants de la zad, mais aussi habitants de Nantes, membres de comités de soutien, ou bibliothécaires retraités passionnés, à se relayer pour tenir ces permanences. Nous sommes prêts à former de nouvelles personnes, à condition qu’elles s’engagent sur des durées longues (plus de 6 mois).

En ce qui concerne les emprunts, nous avons exclu toute idée de frais d’inscription ou de fichage des lecteurs. Nous demandons uniquement un nom, un lieu et un contact, donc notre fonctionnement reposent beaucoup sur la confiance, sur le fait que chacun joue le jeu. Pour juguler les risques de non retour, ils sont cependant circonscrits aux personnes habitant à la zad ou dans les alentours.

Nous tenons à ce que cette bibliothèque, par la qualité et l’abondance de ses ouvrages, puisse être une des nombreuses portes d’entrée sur la zone. On y croise d’ailleurs lors des permanences aussi bien des habitants de la zad, des fidèles des villages alentours ou des personnes tout fraîchement arrivées sur la zad. C’est un de nos objectifs : le Taslu se veut une pièce accueillante, propice à l’étude, où le curieux pourra musarder d’une quatrième de couverture à l’autre ou encore demeurer accroché au fil d’un récit palpitant durant toute une après-midi pluvieuse.

Événements

La vie de la bibliothèque s’organise également autour d’événements, de groupes de lecture et de soirées, de rencontres avec des auteurs, des maisons d’édition, des collectifs en lutte, etc. dont les travaux nous semblent pertinents à discuter et débattre.

Dans ce cadre, nous avons reçu de nombreuses personnes, venant d’horizons différents et touchant le monde du livre au sens large. Comme Alain Damasio qui nous a fait plonger dans son univers de science fiction, une troupe de théâtre réunionnaise qui nous a amenés jusqu’en Haïti à travers la poésie, l’anthropologue Barbara Glowczewski qui nous a parlé du monde et des luttes aborigènes, Benedikte Zitouni et Isabelle Cambourakis qui nous ont fait découvrir la lutte emblématique des Greenham Commons en Angleterre à travers l’ouvrage Des femmes contre des missiles, Jérôme Baschet et Rocio Martinez qui ont exposé des oeuvres zapatistes, Sandra Alvares qui nous a fait suivre le lignes d’erre de Fernand Deligny, Eric Vuillard qui nous a évoqué son rapport à l’histoire et ses mille références, le scénariste des Vieux Fournaux Wilfrid Lupano qui nous a fait découvrir son travail et la façon dont s’élabore une BD, et bien, bien d’autres.

Rétrospective 2016-2017

15 août 2016 : Première réunion pour l’élaboration d’une bibliothèque à la zad.

10 septembre : Inauguration de la bibliothèque dans la cabane « la Transfu », derrière la Rolandière.

17 septembre : Rencontre avec Pierre Douillard autour de son livre L’arme à l’œil. Violence d’état et militarisation de la police.

24 septembre : Lecture d’extraits de leur pièce de théâtre Notre Dame d’Haïti par la troupe réunionnaise de Lolita Monga.

8 octobre : « Un bâton dans une main, un livre dans l’autre ». Environ 1500 d’ouvrages collectés lors de la manifestation.

11 octobre : Rencontre avec les rédactrices de la revue Z autour du n°10 : « Bonnes femmes, mauvais genre ».

30 octobre : Présentation et lectures du livre Le dehors de toute chose par Alain Damasio.

Week-end des 4 et 5 novembre : Grand abécédaire de Paris à la zad. Une centaine d’intervenants du monde des livres et des images bâtissent des barricades de mots pour défendre la zone.

19 novembre : Rencontre avec Barthélémy Schwartz : Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme.

26 novembre : Discussion avec Benedikte Zitouni et Isabelle Cambourakis à propos de l’ouvrage Des femmes contre des missiles.

23 novembre : Soirée Contes au Haut-Fay.

15 décembre : Premier groupe de lecture.

17 décembre : Lectures de textes d’Asli Erdogan, écrivaine turque incarcérée.

1er janvier 2017 : Démarrage des travaux au-dessus du point d’accueil pour installer la bibliothèque dans le corps de ferme de la Rolandière.

22 janvier : Projection-débat avec Nidala Barker, Vanessa Esclante et Barbara Glowczewski (auteure de Rêves en colère) autour des luttes des Aborigènes d’Australie.

28 janvier : Rencontre avec Samir Boumediene : La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde (1492-1750).

5 février : Groupe de lecture, arpentage de La Horde d’or.

Week-end des 17 et 18 février : L’autonomie italienne 68-77. Théâtre avec l’Intervento. Rencontre avec les traducteurs de La horde d’or et avec Alessandro Stella, auteur d’Années de rêves et de plomb.

24 mars : Rencontre avec Hervé Kempf : Tout est prêt pour que tout empire.

26 mars : Groupe de lecture.

31 mars : Rencontre avec le collectif ayant écrit Milot l’incorrigible, parcours carcéral d’un jeune insoumis à la Belle-époque.

1er avril : Chaîne de lecteurs pour déplacer les livres de la bibliothèque vers leur nouvel écrin et inauguration dans la foulée de la bibliothèque-phare.

2 avril : Lecture fleuve du roman d’aventure chinois Au bord de l’eau.

Week-end 15 et 16 avril : Exposition pARTage, art zapatiste. Rencontre avec Jérôme Baschet (auteur d’ Adieux au capitalisme ) et Rocio Martinez.

30 avril : Lectures d’extraits de livres pour préparer le 1er mai sur le thème des luttes syndicales, des paroles ouvrières et paysannes.

14 mai : Stage de chant polyphonique italien et concert du groupe TEZ.

20 mai : Rencontre avec Brixente Vrignon : Une jeunesse basque. Aurore Martin : récits de combats politiques interdits.

21 mai : Rencontre avec Alèssi Dell’Umbria : Tarantella !

Week-end des 24 et 25 juin : Fernand Deligny et la cartographie avec Barbara Glowczewski, Dénètem Touam Bona, Sandra Alvarez de Toledo, Marlon Miguel, Marina Vidal-Naquet.

20 juin : Après-midi « scribes solidaires », écriture de lettres aux cinq incarcérés de Rennes suite à une manifestation ni le Pen, ni Macron.

22 août : Discussion entre Starhawk et Isabelle Stengers autour du thème « être sensible, le rôle des rituels et des esprits dans l’activisme’, dans le cadre d’un camp international.

27 août : Discussion sur la situation des migrants en Grèce & présentation du livre « Population on targets » par un collectif de camarades Grecs.

15 septembre : présentation du dernier ouvrage de la Mauvaise Troupe, « Saisons, nouvelles de la zad »

17 septembre : présentation du livre « les chemins du communisme libertaire en Espagne 1868-1937 » par Myrtille, membre des Giménologues

7 janvier, groupe lecture autour du thème de la forêt proposé par les équipes du Taslu et d’Abracadabois

Les 12 et 13 janvier, deux jours de rencontre avec Wilfrid Lupano, scénariste de bande dessinée, dont « Les vieux Fourneaux » et « Les Communardes »

20 janvier, le Taslu et Abracadabois proposent deux événements autour de la forêt : balade sur les arbres en forêt de Rohanne animée par Jean-Marie, naturaliste en lutte et présentation du livre Être forêts -Habiter des territoires en lutte par Jean-Baptiste Vidalou

22 janvier Alèssi dell’Umbria anime une discussion autour des rites carnavalesques, pour préparer la fête de la victoire du 10 février.

28 janvier Vivian Petit présente son livre « Retours sur une saison à Gaza »

1er février, Rencontre – débat avec Éric Vuillard Prix Goncourt 2017

24 février, Venue de Vandana Shiva

29 mars : Mai 68, l’histoire des Ateliers populaires

30 mars : Atelier pratique de fabrication d’affiches sérigraphiée à l’Ehpad occupé de Nantes

1er avril : Anniversaire du phare & du Taslu

2 avril : Présentation de la revue Z et de son dossier sur les exilé.e.s

13-14-15 avril : Mai 68, interruption du quotidien et bouleversements existentiels  avec Lola Miesserhoff, Claire Auzias, Kristin Ross

21 avril : Présentation du livre « la décennie » par François Cusset